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il faut en moyenne 4 à 5 kg d'olives pour produire 1 litre d'huile...

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Marjolaine
Marjolaine

Ne pas confondre avec l origan !!!

Marjolaine

    La marjolaine (Origanum majorana) est une plante aromatique de la famille des lamiacées ou labiées. Sauvage ou cultivée, elle est annuelle ou bisannuelle, tandis que sa cousine l'origan (qui lui ressemble beaucoup) est vivace. Ces deux plantes sont souvent confondues ; d'ailleurs, « marjolaine » se dit « oregano » en italien... ce qui ne lui facilite pas la vie ! Elle peut atteindre 20 cm de hauteur, ses tiges ramifiées forment des touffes, les feuilles très délicates, sont d'un vert tendre duveteux; les fleurs, petites et blanches poussent à l'aisselle des feuilles. La marjolaine se plaît en soleil direct, dans un endroit chaud.

 

Histoire :

 

    L'apparition du mot marjolaine date de 1393, mais son origine est obscure.

 

    Espèce originaire de l'est du bassin méditerranéen (Chypre, Turquie), cultivée depuis l'Antiquité dans toute l'Europe, cela fait 4000 ans au moins qu'elle est utilisée. Au même titre que l'origan mais moins que le basilic, elle a accompagné le développement de l'humanité dans ce qu'elle a de plus profond : l'alimentation, la médecine et la religion.

 

    Dans la mythologie, elle est surtout présente pour ses vertus médicales et purificatrices. Mais elle fait aussi l'objet de nombreuses coutumes liées à la vie amoureuse, à la séduction. Dans l'antiquité, elle était un emblème de l'amour : Grecs et Latins couronnaient les jeunes époux de marjolaine. En Sicile, la marjolaine était supposée éloigner les séducteurs, au profit des « amants véritables ».

 

    Au XVIII et XIXème siècle, les épices prennent en cuisine la place de nos herbes condimentaires, jugées vulgaires par les nouveaux bourgeois. La marjolaine sera deux nouvelles fois laissée de côté au XXème siècle : lors de la révolution industrielle, qui vide nos campagnes et nous fait perdre le savoir ancestral basé sur la connaissance des plantes, et plus récemment, lors du  triomphe de la médecine moderne qui relègue au rang de « remède de bonne femme » le savoir médical populaire basé sur la connaissance des plantes et de leur pouvoir.

 

La production :

 

    Mais le retour au naturel, coïncidant avec l'apogée de notre société de consommation, a transformé les herbes en un marché prometteur. L'industrie pharmaceutique et la parapharmacie sont les principaux utilisateurs d'herbes, mais la production à usage alimentaire, elle aussi, s'est considérablement redéveloppée.

 

    La présence des aromates s'est ainsi généralisée sur nos étales depuis les années 1980 (en botte, en godet, lyophilisé ou congelé). En mai 1997, une revue professionnelle estimait que ce marché représentait entre 2000 et 2500 tonnes (dont 40% en grandes et moyennes surfaces). En France, le premier producteur conditionne 300 tonnes de 8 plantes (basilic, estragon, ciboulette, menthe, coriandre, aneth, cerfeuil et thym). Le basilic représente 15% du marché des herbes fraîche, où il côtoie la ciboulette (15%), la menthe, l'oseille, l'aneth et l'estragon (10%).

 

Santé :

 

    La famille des labiées, dont fait partie la marjolaine, occupe une place importante parmi les plantes médicinales ; elle la doit surtout aux poils glanduleux présents sur le feuillage, qui renferment de nombreux principes actifs : alcools, cétones, phénols,... Riche en vitamine c et K, la marjolaine a aussi un taux intéressant de fer et de phosphore. Les feuilles et les sommités fleuries peuvent s'employer séchées mais c'est évidemment fraîches que vous obtiendrez les meilleurs résultats. L'infusion est efficace contre les troubles digestifs et combat les insomnies. En compresses, elle dissipe les maux de tête. En inhalation, elle dégage le nez. L'onguent de marjolaine est réputé pour lutter contre les douleurs de rhumatismales et musculaires ; son effet relaxant et sédatif peut être obtenu en versant quelques gouttes d'essence de marjolaine dans le bain que vous vous faites couler...

 

Achat et préparation :

 

    Choisissez-la de préférence fraiche (assez difficile à trouver hors saison), car séchée elle a perd beaucoup de sa saveur. Ses feuilles doivent être bien vertes, le duvet fringant et propre. Ses feuilles doivent être dépourvues de tâches. Ne la conservez pas plus de quelques jours  dans le bac à légumes du réfrigérateur, à l'abri dans un linge sec ou dans un sac en plastique perforé. Comme le basilic, elle se garde plus longtemps immergée dans de l'huile (qu'elle parfumera délicieusement).

 

    Encore une fois, comme pour toutes les herbes, je vous déconseille de la sécher ou de la congeler. Même si elle supporte très bien ces opérations, conservez-la dans l'huile ou achetez-la fraiche quand vous en avez besoin, son goût, ses arômes et ses propriétés s'en trouvant appauvries. Consommez-la en feuille entière ou émincée, mais incorporez-la toujours au dernier moment. Elle supporte très mal les cuissons longues ou les attentes prolongées dans la vinaigrette. Par exemple, pour les plats chauds il faut l'ajouter juste avant de servir pour lui conserver son ampleur.

 

Recette d'hier :     

                                    

Caille rôtie, petits navets à la marjolaine.       

Tourte pomme de terre, chèvre et marjolaine.

Rouget poêlé à la marjolaine, olive niçoise.

 

Recette d'aujourd'hui :   

 

Tapenade à la marjolaine.         

Vinaigrette huître et marjolaine.

Spaghetti carbonara à la marjolaine.

 


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C\'est moi le chef !
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